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ACTIONS EUROPEENNES Les marchés européens sont restés dans l’expectative au cours d’une semaine marquée par le démarrage des négociations du Brexit mais certainement encore davantage par l’inquiétude autour de la baisse des cours du pétrole. A l’occasion du salon aéronautique du Bourget, avionneurs et équipementiers ont confirmé les tendances toujours favorables du secteur. Airbus table ainsi sur un besoin de 35.000 nouveaux avions au cours des 20 prochaines années et a dévoilé une version améliorée de son Airbus A380 afin de relancer le programme de son très gros porteur. De son côté, l’équipementier Safran a engrangé une moisson de commandes pour la nouvelle génération de son moteur LEAP. Au sein du secteur bancaire, la banque italienne Intesa Sanpaolo a annoncé son intention de reprendre sous conditions les deux banques vénitiennes au bord de la faillite : les actifs sains de Veneto et Vicenza seraient ainsi rachetés pour un euro symbolique, et les actifs toxiques seraient isolés dans une structure de défaisance financée par le capital et la dette subordonnée des deux banques, ainsi que par l’Etat, préservant ainsi le capital d’Intesa Sanpaolo. L’activité de fusions & acquisitions reste dynamique (rachat de l’acteur de location « low cost » Goldcar par Europcar, de la foncière Eurosic par Gecina, introduction en Bourse de la filiale américaine d’Altice) et des projets semblent émerger concernant un rapprochement entre Engie et Innogey (filiale de RWE qui regroupe les activités énergies renouvelables et infrastructures de l’électricien allemand), et entre Vinci et ADP.

ACTIONS AMERICAINES Semaine stable pour les marchés : le S&P est resté étal, toujours solidement ancré au-dessus des 2.400 points, tandis que le Nasdaq s’adjuge encore plus de 1%, portant sa performance depuis de début de l’année à +16%. Peu de données macroéconomiques ont été publiées. On retiendra néanmoins la progression (+1%) des ventes de maisons existantes, chiffre supérieur aux anticipations. Les Républicains ont dévoilé leur projet de réforme du système de santé. Il s’avère être relativement plus favorable pour les acteurs privés. Le texte présenté par les sénateurs (qui est encore ouvert à la discussion), propose de baisser à un rythme plus lent qu’initialement envisagé les dotations de l'Etat fédéral au programme Medicaid. Le projet précédent, qui émanait des Républicains de la chambre des représentants, prévoyait des coupes bien plus rapides des aides sociales, et avait inquiété les industriels de la santé. Cela s’ajoute à une posture plus favorable de l’administration Trump concernant le prix des médicaments, dévoilée par la presse cette semaine. L’ensemble du secteur de la santé a bénéficié de ces développements (+4% sur la semaine). A noter également le violent rebond du compartiment biotech (+8%), bénéficiant de données cliniques favorables chez plusieurs acteurs et d’un retour de la spéculation M&A. On retiendra par ailleurs les très bons chiffres d’Oracle, dont les ventes de licences sont ressorties 15% au-dessus des attentes. A noter les ventes de l’activité cloud, en progression de 64%, également au dessus des anticipations. Enfin, le secteur de la distribution alimentaire a été secoué par deux nouvelles importantes : 1/ le rachat de Whole Foods par Amazon pour 13,7 milliards de dollars, qui marque l’arrivée du géant de la distribution online dans le commerce physique 2/ l’entrée de Lidl dans le pays avec l’ouverture de 10 magasins (à terme, le groupe vise 600 points de vente). Ces deux opérations constituent un bouleversement majeur et pourraient avoir un impact important sur les prix et les marges des acteurs en place.

ACTIONS JAPONAISES L'indice TOPIX a progressé de 0,9% cette semaine. Les actions japonaises ont eu le vent en poupe en début de semaine. L'indice Nikkei 225 a ainsi atteint son plus haut niveau de l'année mardi, à la faveur de la dépréciation du yen face au dollar américain, alimentée par la perspective d'une hausse des taux d'intérêt. En outre, le rebond des valeurs technologiques américaines a favorisé la progression des valeurs exportatrices japonaises spécialisées dans les appareils électriques et les produits du caoutchouc. Le marché japonais a marqué le pas en fin de semaine, pénalisé par la baisse des cours du pétrole qui a pesé sur les valeurs énergétiques. Le repli du marché a toutefois été limité par l'engouement des investisseurs pour les petites et moyennes capitalisations.

MARCHES EMERGENTS Après quatre ans de négociations, MSCI a enfin annoncé l'inclusion des actions A (222 composantes) dans ses principaux indices. Ces grandes capitalisations chinoises, cotées en yuans sur les bourses de Shanghai et de Shenzhen, pèseront 0,73% de l'indice MSCI EM sur la base d'un facteur d'inclusion partielle de 5%. Cette décision devrait se traduire par un afflux de 14,1 milliards de dollars de capitaux vers le marché des actions A, ce qui n'est guère significatif par rapport au volume de transactions quotidien sur ce marché, qui s'élève à 400 milliards de Yuan Renminbi (RMB). Cette inclusion des actions A reflète l'évolution favorable de la réglementation, qui se rapproche des normes internationales et permettra de mettre en place des normes de gouvernance d'entreprise plus strictes. L'Argentine n'a pas été rétrogradée dans la catégorie des marchés émergents cette année. Néanmoins, MSCI a maintenu le pays sous surveillance jusqu'à l'année prochaine.

Les taux d'intérêt se stabilisent dans les marchés émergents : à Taïwan, la banque centrale a laissé son taux directeur à 1,375% pour le quatrième trimestre consécutif. Au Mexique, après une série de relèvements de taux totalisant 400 points de base au cours des 19 derniers mois, la banque centrale a procédé à ce qui devrait être son dernier relèvement (+25 points de base), portant ainsi le taux de référence à 7%. La Banxico pense que l'inflation approche de son point haut (+6,3% en juin). L'économie poursuit sur sa belle lancée : la consommation est dynamique et, sur le plan micro-économique, les volumes du cimentier Cemex depuis le 1er janvier sont supérieurs à ses objectifs. La croissance du PIB réel s'est accélérée à +2,8% au premier trimestre 2017. En Inde, la Naascom a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour les exportations du secteur des technologies de l'information : l'association des professionnels du secteur table désormais sur une fourchette de 7 à 8% pour l'exercice 2017, contre 10 à 12% jusqu'ici. Au Brésil, la commission spéciale du Sénat s'est prononcée contre la réforme du code du travail, qui sera soumise au vote des sénateurs d'ici deux semaines. Ce revers pour le gouvernement a accentué les craintes quant à la capacité de l'exécutif à faire adopter des réformes, en particulier celle des retraites. La stabilisation sur le front de la politique monétaire, les nouvelles caractéristiques du marché chinois et les perspectives bénéficiaires prometteuses sont autant de facteurs qui devraient continuer à soutenir les marchés émergents à moyen terme.

MATIERES PREMIERES Les prix du baril ont une nouvelle fois souffert de l’environnement anxiogène régnant sur le marché du pétrole pour passer sous la barre des 45 dollars le baril pour le Brent et aux alentours des 42,5 dollars le baril pour le WTI. Ces niveaux correspondent aux points bas de novembre 2016, c’est-à-dire avant l’accord de principe sur les coupes de production de l’OPEP du 30 novembre. Les investisseurs restent en effet sceptiques vis-à-vis de la capacité du cartel et des pays non-OPEP participant à l’accord de réduire les surplus de stocks mondiaux sur des niveaux moyens à 5 ans. Les raisons de cette correction ne sont pas nouvelles. Aux EtatsUnis, la croissance de l’activité de forage reste une source d’inquiétude majeure mais le rythme ralentit. La baisse du prix du baril à des niveaux inférieurs à 50 dollars le baril devrait réduire davantage le nombre de rigs dans les semaines à venir. L’autre gros sujet porte sur les stocks de brut américains qui ont baissé moins qu’anticipé cette semaine. La réduction des inventaires est néanmoins initiée depuis fin mars avec 11 semaines de baisses de stocks contre une semaine de hausse sur la période. Le niveau de stocks OCDE est bien meilleur aujourd’hui qu’il ne l’était avant l’accord OPEP et pourtant les prix sont bas. Le troisième élément concerne l’augmentation de production de la Libye et du Nigéria. La production libyenne aurait atteint 900.000 barils par jour et devrait progressivement croître à 1,1 million de barils par jour en août. Ce niveau n’est pourtant pas acquis et est conditionné à la capacité des infrastructures de transport libyennes. Toute production supplémentaire nécessitera des investissements significatifs (18 milliards de dollars pour revenir à 2,3 millions de barils par jour). Enfin, les exportations de l’OPEP (à ne pas confondre avec le niveau de production sous quotas) sont restées à des niveaux élevés plus longtemps qu’anticipé mais nous entrons dans la période de forte consommation saisonnière dans les pays du Golfe persique (production d’électricité à partir du pétrole) ce qui devrait réduire progressivement les exportations dans les prochains mois. La demande OCDE va bénéficier du pic de consommation saisonnière lié au transport : « la driving season ». Néanmoins, la faiblesse récente des prix pourrait fragiliser l’accord OPEP dans un contexte régional délicat (crise avec le Qatar).

Revenus de capitaux mobiliers

L’ensemble de ces revenus sont désormais soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Par ailleurs, les contribuables percevant moins de 2 000 € d’intérêts dans l’année seront imposés au taux forfaitaire de l’acompte qui conservera ainsi, de fait, un caractère libératoire.

 

 

Dividendes

Intérêts

Prélèvement à la source à titre d’acompte d’IR

21 %

24%

Abattement

40 %

-

Déduction des droits de garde et frais divers CSG déductible (5.1%)

Oui

oui

Dispense de prélèvement selon le revenu fiscal de référence

50 000 € célibataire

75 000 €  couple

25 000 € célibataire

50 000 € couple

 

 

Plus-values de valeurs mobilières

 

  A compter du 1er janvier 2013 mise en place du Régime de droit commun

Les plus-values de cession de valeurs mobilières sont soumises au barème progressif de l’impôt sur le revenu. L’abattement pour durée de détention est :

 

Durée de détention

% abattement

< 2 ans

0 %

 

>  2 ans et < 8 ans

 

 

50 %

 

> 8 ans

 

65 %


Ce nouveau régime de droit commun des abattements est applicable rétroactivement aux cessions opérées à compter du 1er janvier 2013.

La plus-value imposable s'obtient en appliquant à la plus-value brute des abattements par année de détention du bien cédé.

Abattements pour durée de détention

Durée de détention

Abattement annuel

Abattement cumulé

Détermination du montant imposable à l’impôt sur le revenu :

De 6 à 21 ans

6%

96%

Au terme de 22 ans

4%

100%

Détermination du montant imposable aux prélèvements sociaux :

De 6 à 21 ans

1.65%

26.40%

De 21 à 22 ans

1.60%

28%

De 23 à 30 ans

9%

100%

 

 

 Taxe spécifique pour les plus-values supérieures à 50 000 euros

 

Montant de la plus-value imposable (PV)

Taux d'imposition

De 50.001 à 60.000 euros

2 % PV - (60.000 - PV) x 1/20

De 60.001 à 100.000 euros

2,00%

De 100.001 à 110.000 euros

3 % PV - (110.000 - PV) x 1/10

De 110.001 à 150.000 euros

3,00%

De 150.001 à 160.000 euros

4 % PV - (160.000 - PV) x 15/100

De 160.001 à 200.000 euros

4,00%

De 200.001 à 210.000 euros

5 % PV - (210.000 - PV) x 20/100

De 210.001 à 250.000 euros

5,00%

De 250.001 à 260.000 euros

6 % PV - (260.000 - PV) x 25/100

Supérieur à 260.000 euros

6,00%

L'équipe Acs Finances

 

57, Boulevard des Alpes 38240 MEYLAN

04 76 44 06 26

 

114, Avenue Jean Jaurès 26600 TAIN L’HERMITAGE

04 75 07 11 68

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