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EUROPE Grèce et Espagne auront cristallisé les inquiétudes des marchés européens qui ont eu du mal à voir la vie en rose au cours d’une semaine qui se solde par une nouvelle baisse des indices. L’issue des élections législatives grecques et l’incapacité du pays à trouver un gouvernement de coalition, pouvant remettre en cause les accords passés avec l’Europe et le FMI, ont jeté un froid sur les marchés européens. De même, l’incapacité du gouvernement espagnol à chiffrer le coût du renflouement de ses banques face à la dégradation supplémentaire de la situation des marchés immobiliers dans le pays a ravivé les tensions. La Banque centrale européenne a demandé à l’Etat espagnol d’établir une stratégie complète de restructuration du secteur financier comprenant, notamment, une valorisation indépendante des actifs toxiques détenus par les banques et la création d’une « bad bank » afin de cantonner ces mêmes actifs.
Du côté des résultats, les secteurs cycliques continuent d’afficher une bonne dynamique, à l’image de CGG Veritas et Arcelor Mittal. De même, Cap Gemini publie une croissance organique au-dessus des attentes (+4%) pour le premier trimestre, notamment portée par les activités cycliques (consulting) et par l’Amérique du Nord (+13%). Même si la bonne dynamique du premier trimestre rend le management confiant dans l’atteinte de ses objectifs en 2012, le titre n’a réagi que modestement à cette bonne publication, sans doute impacté par les commentaires du PDG de Cisco aux Etats-Unis qui s’inquiète des perspectives d’investissement de la part des entreprises. Chez le cimentier Holcim, si les ventes étaient en ligne à +7%, grâce à une belle performance en Asie (+152%) avec l’Inde, les Philippines, l’Indonésie compensant les mauvais chiffres en Europe (-10,2%), la marge décevait (15,7% contre 16,2% sur le 1er trimestre 2011), entraînant l’annonce d’un nouveau plan de restructuration. Au sein du secteur financier, les nombreux éléments exceptionnels publiés par Natixis et Crédit Agricole masquent des performances opérationnelles en ligne, voire supérieures, aux attentes dans les activités fixed income de la banque de financement et d’investissement, et du réseau. Au sein du secteur de l’assurance, les chiffres du premier trimestre publiés par AXA sont en ligne et montrent une bonne dynamique des prix dans l’activité dommages, la poursuite du repositionnement au sein de l’activité vie (santé/prévoyance + 6% contre épargne -1%), et la poursuite de la décollecte en gestion d’actifs mais à un rythme moins élevé (-5 milliards d’euros sur le trimestre). Commerzbank a publié des résultats de 31% supérieurs aux attentes en excluant l’impact des effets de valorisation de sa propre dette, notamment grâce à la division des PME allemandes de Mittelstanbank, l‘activité retail allemande ayant affiché des résultats en dessous des attentes.
ETATS-UNIS Les marchés financiers ont continué leur repli au cours de la semaine, ce dernier étant entretenu par la déception sur les chiffres de l’emploi et pour l’instabilité politique en Grèce. Malgré la révision à la hausse de 54 000 emplois sur les deux mois précédents, les 130 000 créations de postes dans le secteur privé pour le mois d’avril se sont révélées inférieures aux attentes. Sur une note plus positive, Ben Bernanke a rappelé que les conditions de crédit s’étaient considérablement améliorées depuis plusieurs années même si des progrès restent à faire concernant la frilosité des banques à prêter pour les crédits immobiliers. Les rumeurs de fusion-acquisition ont repris dans le secteur des télécommunications, avec une possible combinaison entre T-Mobile, la filiale américaine de Deutsche Telekom et MetroPcs, le 5e opérateur du pays, ce dernier bondissant de plus de 15% suite à la nouvelle. Dans le secteur bancaire, JP Morgan a révélé une perte de 2 milliards de dollars liée à des positions de couverture. La société a annoncé que les pertes pourraient s’alourdir de près de 1 milliard de dollars supplémentaire. Au cours des cinq derniers jours, les secteurs de la technologie et de la consommation discrétionnaire signent les plus forts reculs. Seul le secteur des services publics enregistre une performance positive sur la période.
JAPON Après avoir déjà reculé de 2,1% la semaine précédente, l'indice Topix a poursuivi son repli atteignant 3,4% au cours d'une semaine écourtée de 3 jours pour cause de jours fériés. Les baisses continues depuis la fin mars ont eu pour effet d'effacer intégralement le rebond intervenu à la faveur des nouvelles mesures d'assouplissement monétaire annoncées par la Banque du Japon à la mi-février. Les investisseurs sont, semble-t-il, redevenus moins enclins à prendre des risques au vu des inquiétudes sur la situation de la Grèce et de celle entourant la vigueur des économies américaine et des pays émergents. Dans ce contexte, le rendement de l'emprunt d'État est tombé à 0,85%, son plus bas niveau en 19 mois. Le yen s'est apprécié de 1% et 2% face, respectivement, au dollar et à l'euro et s'est hissé à des niveaux qui n'avaient plus été les siens depuis 3 mois.
ASIE Les marchés n’ont pas été immunisés contre les mauvaises nouvelles venues d’Europe cette semaine. Les prises de profit se sont faites dans des volumes assez peu étoffés, ce qui est plutôt positif.
Nous observons une grosse batterie de chiffres macroéconomiques publiés en Chine pour le mois d’avril. Dans l’ensemble, c’est assez modéré. Nous avons eu hier, la publication des chiffres d’activité commerciale pour le mois d’avril qui font état, autant pour les exportations que pour les importations, d’une hausse annuelle moins forte qu’attendu. Les exportations ne grimpent que de 4,9% tandis que nous attendions plus de 8% et les importations n’augmentent que de 0,3% contre plus de 7% attendu. Les ventes au détail en avril connaissent une croissance de 14% par rapport à avril 2011, ce qui est bon. Les ventes automobiles bondissent de 12,5% alors que, sur le premier trimestre, la hausse était de 1,9%. La confiance des ménages chinois reste bonne. Du fait de la faiblesse des importations, le surplus commercial ressort très au-dessus des attentes à 18,4 milliards de dollars contre 10 milliards attendu, ce qui est positif pour la devise. Autre signe encourageant, l’inflation continue de décélérer avec seulement 3,4% de hausse pour avril.
Déception en Inde avec la baisse de l’indicateur de production industriel de 3,5% en mars par rapport à mars 2011 tandis que le marché attendait une hausse de 1,5%. Ceci clôt une année fiscale indienne mauvaise en matière d’investissement et de développement en matière d’infrastructures. L’année 2013 s’annonce, elle aussi, difficile avec une devise qui s’affaiblit et un déficit creusé par le coût grandissant de l’énergie.
AUTRES PAYS EMERGENTS Les marchés financiers ont à nouveau clôturé la semaine dans le rouge, affectés par l'impasse politique persistante en Grèce et les inquiétudes de plus en plus vives à l'égard de l'Espagne. Les prix du pétrole et des matières premières ont reculé. Les actions latino-américaines ont concédé 4%. Le Brésil s'est replié de 4%, principalement pénalisé par Petrobras et Vale, tandis que le Chili et le Pérou ont surperformé les autres marchés d'Amérique latine. De plus, la croissance des exportations chinoises est ressortie inférieure aux attentes, tout comme celle des importations qui s'est établie à seulement +0,3% en avril, contre +10,9% attendus par le consensus. Au Brésil, si l'on observe une reprise anémique de l'activité manufacturière, les ventes au détail restent quant à elles vigoureuses (+9,6% en valeur réelle en février). La reprise de l'économie mexicaine se poursuit : la production industrielle a probablement rebondi en mars à la faveur des chiffres solides en matière de construction de véhicules légers, les exportations s'améliorent et la demande intérieure enregistre une embellie (croissance du crédit). En dépit de la récente correction des devises latino-américaines, la plupart d'entre elles continuent néanmoins de gagner du terrain depuis le début de l'année. L'exception la plus notable est le real brésilien (-6% depuis le 1er janvier 2012). Les autorités monétaires brésiliennes se félicitent de la dépréciation de la devise et espèrent qu'elle soulage un peu le secteur manufacturier.
MATIERES PREMIERES Semaine de baisse pour les matières premières en raison de statistiques chinoises indiquant un ralentissement (croissance de la production industrielle bien moins bonne qu’attendu, génération d’électricité sans croissance en avril et baisse séquentielle des importations de minerai de fer et de cuivre) et des inquiétudes marquées quant au futur de la zone euro. Ces deux éléments poussent les investisseurs à diminuer les risques pris (vente de ce qui est cyclique, matières premières en tête) et de se retrancher dans ce qui est perçu (supposément) comme étant le plus sûr au monde, les actifs américains et notamment sa dette colossale. Les matières premières étant négativement corrélées au dollar américain, elles n’en baissent que davantage.
Le gouvernement indien a partiellement reculé sur sa décision de taxer plus la bijouterie, ce qui devrait permettre un retour des acheteurs indiens sur le marché de l’or ; l’Inde demeure le premier consommateur d’or au monde et est pénalisé actuellement par la faiblesse de la roupie indienne, rendant les achats d’or plus onéreux. Si l’or est en dessous des récents points hauts de 16% en dollar, il n’est que 7% en dessous des plus hauts en roupie indienne. On ne peut que supposer que la Banque centrale chinoise poursuit ses achats de métal jaune pour atténuer le poids relatif de son exposition aux dettes américaines et européennes.
REFORME DES PLUS VALUES IMMOBILIERES
La 2ème loi de finances rectificative pour 2011 a été publiée au Journal officiel le 20 septembre 2011. Ses mesures sont donc applicables, à défaut d'indication de date d'entrée en vigueur spécifique dans les articles, à compter du 21 septembre 2011.
La promulgation de la loi marque le début de la réforme des plus-values immobilières avec :
- la suppression de l'abattement fixe de 1 000 € en matière de plus-values immobilières qui devient effective dès le 21 septembre 2011 ;
- l'augmentation des prélèvements sociaux à partir du 1er octobre 2011 ;
- la modification de l'abattement pour durée de détention à partir du 1er février 2012.
Exemple : Patrick vend une résidence secondaire qu'il a acquise 10 ans plus tôt. Aucune exonération particulière n'est applicable. Le prix de vente est de 150 000 € et le prix d'achat de 110 250 €. Le montant de son imposition totale variera en fonction de la date de cession de la manière suivante :
(1) CSG : 8,2 % - CRDS : 0,5 % - PS : 2,2 % - CAPS : 1,4 %
(2) CSG : 8,2 % - CRDS : 0,5 % - PS : 3,4 % - CAPS : 1,4 %
JO 20 septembre 2011
| Evolution des principaux indices | ||||||||||
| 30/12/11 | ||||||||||
| Marché Actions | Variations | |||||||||
| France | Cotation | Depuis le 1er janv 2011 | semaine précédente | |||||||
| SBF 120 | 2397,44 | -16,21% | +1,82% | |||||||
| SBF 250 | 2344,44 | -16,29% | +1,84% | |||||||
| CAC 40 | 3159,81 | -16,95% | +1,86% | |||||||
| CAC Small (Ex Second Marché) | 5360,28 | -18,01% | +3,00% | |||||||
| International | ||||||||||
| DJ Ind. 30 | 12217,56 | +5,53% | -0,62% | |||||||
| S&P 500 | 1257,60 | +0,00% | -0,61% | |||||||
| Nasdaq Composite | 2605,15 | -1,80% | -0,52% | |||||||
| FTSE 100 - Londres | 5572,38 | -5,55% | +1,08% | |||||||
| MSCI World (EUR) | 91,09 | -5,60% | +0,77% | |||||||
| MSCI World (USD) | 1182,59 | -7,462 | +0,03% | |||||||
Ibex 35 - Madrid | 8566,30 | -13,11% | +0,28% | |||||||
DAX Perf.Index-Francfort | 5898,35 | -14,69% | +0,33% | |||||||
Euronext 100 Nikkei 225 | 592,85 | -15,02% | +1,63% | |||||||
DJ Eurostoxx 50 | 2316,55 | -17,05% | +1,14% | |||||||
| Nikkei 225 | 8455,35 | -17,34% | +0,72% | |||||||
Bovespa - Sao paulo | 56754,00 | -18,11% | -1,64% | |||||||
| Hang Seng - Hong Kong | 18434,39 | -21,18% | ||||||||

Accès Valorisation