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<001001_1.jpg> ACTIONS EUROPEENNES

Les propos de Mario Draghi sur une politique monétaire qui restera accommodante au vu du ralentissement de la croissance économique ont fini par redonner des couleurs aux marchés. Les derniers développements sur le Brexit, et l’annonce de son report, n’ont pas eu de véritable impact sur la tendance. Plusieurs éléments sont venus noircir le tableau en début de semaine : la révision à la baisse par le FMI des perspectives de croissance mondiale de 3,5% à 3,3%, des négociateurs américains relevant encore des points de blocage avec la Chine, ou encore de possibles nouveaux droits de douane sur des produits européens importés aux Etats-Unis.

Du côté des valeurs, si Airbus a d’abord profité de l’annonce par Boeing de la réduction de 20% de la production du 737 MAX, puis le titre a été rattrapé par de possibles représailles douanières des Etats-Unis qui accusent la société d’avoir profité de subventions publiques européennes. Safran, fortement exposé à cet appareil, a fortement reculé. Autre titre ayant souffert sur la semaine, SAP a été plombé par le départ du responsable « cloud » du groupe, après celui du CTO le mois dernier. Après la perte de son procès aux Etats-Unis liée à l’usage du Roundup, Bayer a été jugé responsable par un tribunal français des préjudices causés par l’usage d’un autre de ses herbicides. A l’inverse, LVMH s’affiche en forte hausse après avoir dévoilé des résultats supérieurs aux attentes grâce une fois de plus à sa division mode et maroquinerie, entraînant le secteur du luxe dans son sillage. Le nouveau report du Brexit a profité aux compagnies aériennes, alors que Lufthansa annonçait une hausse de +4,4% du trafic passager pour mars. Worldline a pour sa part profité de rumeurs d’entrée dans certains indices après l’opération avec Atos. Notons enfin l’annonce par Unibail d’un accord sur la vente de la tour Majunga pour 850 millions d’euros.


<001001_2.jpg> ACTIONS AMERICAINES

Semaine plus calme mais toujours dans le vert pour les indices américains avec le Nasdaq à +0,7% et le S&P 500 à +0,3%. Les investisseurs sont prudents avant les résultats du premier trimestre avec des volumes assez faibles cette semaine. Le 10 ans américain est resté stable autour de 2,5%, suite à la publication des minutes de la Fed et à la réunion de la BCE. Au niveau sectoriel, la meilleure performance est à retrouver côté Energie (+1,3%) avec le WTI et le Brent qui atteignent des nouveaux plus hauts depuis le début d’année, et la technologie (+0,9%). Boeing, le groupe aéronautique signe l’une des moins bonnes performances du S&P de la semaine à -6,5% après avoir réduit sa prévision de livraisons de 737 MAX de 52/mois à 42/mois. L’attention des investisseurs se tourne désormais vers les résultats du 1er trimestre attendus dans les prochains jours.

 

<001001_3.jpg> ACTIONS JAPONAISES 

Le marché actions japonais s’est légèrement replié en raison des craintes entourant la révision à la baisse des prévisions de croissance de l’économie mondiale par le FMI, mais également des préoccupations grandissantes entourant le différend commercial entre les États-Unis et l’Europe, causées par la déclaration de Donald Trump. Cependant, le recul des cours boursiers est resté limité et les titres des sociétés compétitives ont relativement bien tenu. L’indice TOPIX a reculé de 1,18% cette semaine. Les secteurs sensibles à la conjoncture économique, comme les produits du pétrole et du charbon, les instruments de précision et les appareils électriques, se sont bien comportés sur fond de reprise attendue de l’économie chinoise. À l’inverse, les entreprises liées à l’Europe, qui présentent des taux de ventes à l’étranger élevés, ont affiché des performances relativement faibles. Les secteurs bancaires, des valeurs mobilières et de la construction, axés sur la demande intérieure, ont sous-performé. Si les investisseurs ont fait preuve de patience à l’approche de l’annonce des résultats de l’exercice 2018 (s’achevant en mars 2019) et des prévisions de bénéfices pour l’exercice 2019, qui devraient être prudentes, l’attention du marché semble de plus en plus tournée vers les secteurs sensibles à la conjoncture économique. Les investisseurs étrangers ont été les principaux acheteurs nets d’actions japonaises durant la première semaine d’avril, après la hausse de l’indice PMI chinois en mars.

 

<001001_4.jpg> MARCHES EMERGENTS

La croissance des exportations chinoises est repartie à la hausse à un rythme plus soutenu qu’anticipé (14,2% en mars, contre un consensus de 6,5%), témoignant ainsi de la bonne tenue de la demande mondiale malgré de nouveaux signes de tensions commerciales. Les négociations sino-américaines devraient aboutir à un compromis sur les services informatiques hébergés dans le Cloud, qui devrait permettre de donner un meilleur accès aux entreprises étrangères. Comme prévu, l’IPC a rebondi à 2,3% en mars, contre 1,5% en février. Bien qu’il ait dépassé les attentes du marché, le volume des ventes automobiles s’est de nouveau replié en mars, à 10,5% pour les ventes au détail. Le niveau des stocks est désormais inférieur à 1 mois et demi pour certains équipementiers. Geely a dévoilé sa marque de véhicules électriques premium autonomes, Geometry, et prévoit de lancer 10 nouveaux modèles électriques d’ici 2025.

En Corée, les ventes hors taxes ont grimpé de 26% en glissement annuel au premier trimestre 2019, avec une hausse de 34% des ventes auprès des touristes chinois, tandis que le segment des cosmétiques a progressé de 45%. Cette semaine a marqué le début des élections législatives en Inde. Celles-ci se tiendront jusqu’au 19 mai et le résultat final sera connu le 23 mai. Les sondages qui faisaient état d’une hausse des intentions de vote entre février et mars en faveur de l’Alliance démocratique nationale (NDA), une coalition menée par le BJP, indiquent désormais une légère perte de dynamique en avril (de 5 à 10 sièges). Selon les dernières estimations, la NDA devrait sortir vainqueur des élections et serait idéalement placée pour former un gouvernement, avec environ 275-300 sièges, alors que 272 sont requis pour une majorité simple. 

Au Mexique, l’actualité a été marquée par la décision du groupe Banco Santander d’offrir une prime de 14% pour racheter l’ensemble des actions de Santander Mexico. Cette nouvelle est rassurante pour le secteur bancaire mexicain compte tenu du manque de visibilité du cadre réglementaire.

Au Brésil, les ventes au détail ont dépassé les attentes en février, à +3,9% sur un an contre un consensus de +2,9%. L’inflation IPCA s’est établie à un niveau supérieur aux prévisions, à 0,75% en mars, en hausse par rapport au mois de février (0,43%), stimulée par les produits alimentaires et le transport. En ce qui concerne les réformes, les discussions devraient se poursuivre pendant un certain temps. Le président du Congrès a déclaré que le vote sur la réforme des retraites allait sans doute être reporté. Cette période de discussions devrait continuer d’être une source de volatilité.

 

<001001_5.jpg> MATIERES PREMIERES

Le baril de Brent s’est finalement installé au-dessus des 70$/b. Le catalyseur a été le regain de tensions en Libye entre l’Armée Nationale Libyenne du Général Haftar et le Gouvernement d’Union Nationale, entité reconnue par les Nations Unies. La production du pays, qui était revenue sur ses plus hauts à 1,1Mb/j après le redémarrage du champ principal de Sharara, ne se retrouve pas forcément à risque, mais les exportations, qui se font à partir de terminaux proches des lieux de combat, le sont beaucoup plus. L’Agence Internationale de l’Energie (AIE), l’agence américaine (IEA) et l’OPEP ont publié leurs rapports mensuels. Les attentes de croissance de la demande restent relativement inchangées (respectivement +1,4/+1,4/+1,2Mb/j), mais l’AIE et l’OPEP font part de risques potentiels liés à la faiblesse de l’économie mondiale. Peu de changements également du côté de la croissance de la production non-OPEP. La croissance de la production américaine (attendue entre +1,6 et +2Mb/j) représente près de 90% de la croissance de la production non-OPEP. Les efforts des pays de l’OPEP pour réduire la production restent significatifs. A 30Mb/j, la production du cartel est en baisse mensuelle de 0,55Mb/j, et de -2,3Mb/j en comparaison avec le mois d’octobre. Au mois de mars, la baisse de la production est le fait de l’Arabie Saoudite, du Venezuela et de l’Irak. La conséquence est un resserrement du marché, avec une baisse des stocks commerciaux OCDE en février. La tendance devrait se poursuivre au 2ème trimestre. Ces tensions se reflètent dans la courbe des futures, notamment pour le Brent. L’attention du marché va néanmoins de plus en plus se focaliser sur l’extension potentielle des dérogations sur les sanctions contre l’Iran. Donald Trump ayant désigné le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran comme une organisation terroriste, le ton semble au durcissement. Néanmoins, le président américain restera pragmatique et considérera avant tout l’impact sur les prix du pétrole.

 

Le prélèvement à la source est entré en vigueur le 2 janvier pour 20 millions de contribuables. Avec dès le 15 janvier :

-        Le prélèvement des acomptes pour 5 millions de foyers fiscaux déclarant des revenus non-salariés (BIC, BNC, BA...) et sur tous les autres revenus sans tiers collecteurs : revenus fonciers, pensions alimentaires, rentes viagères ou encore revenus de source étrangère (domiciliation en France ou non), rémunérations des gérants...

-        Le versement, à 8,8 millions de foyers, d'une avance de 60 % sur les réductions et crédit d'impôt (au titre des dons, de l'emploi d’un salarié à domicile, des frais de garde d'enfants, des frais d’hébergement en Ehpad, des dépenses d’investissement locatif Duflot, Pinel, Scellier, DOM, Censi-Bouvard et des cotisations syndicales) dont ils ont bénéficié en 2017.

Chaque contribuable peut d'ores et déjà "gérer" son prélèvement à la source via son espace particulier et ainsi opter (ou renoncer) à l'application d'un taux individualisé ou neutre et consulter le montant des acomptes et retenues prélevés.

 

Loi d'urgence économiques et sociales (ou en faveur du pouvoir d'achat) comporte :

Prime exceptionnelle de pouvoir d'achat, les employeurs peuvent verser une prime dans la limite de 1 000 € par salarié dont la rémunération n'excède pas 3 SMIC annuels,

Heures supplémentaires et complémentaires réalisées à compter de 2019 (dans la limite de 5 000 € par an).

 

Revenus mobiliers et plus-values mobilières

Les revenus de capitaux mobiliers perçus et les gains imposables dans la catégorie des plus-values de cessions valeurs mobilières réalisés depuis le 1er janvier 2018 ne sont plus soumis de plein droit au barème progressif de l'IR mais au prélèvement forfaitaire unique (imposition au taux forfaitaire de 12,8 % et prélèvement sociaux de 17,2 %, soit un taux global de 30 %), sauf option pour le barème de l'IR (option globale pour les plus-values et revenus de capitaux mobiliers).

Ce système forfaitaire d'imposition à taux de 30% comporte néanmoins un certain nombre d'inconvénients (non déductibilité de la CSG, non prise en compte des abattements d'assiette comme par exemple celui de 40 % sur les dividendes, ou les abattements pour durée de détention pour les plus-values).

 

Extension de la réduction d'impôt Pinel

Les investissements réalisés depuis le 1er janvier 2018 dans les communes dont le territoire est couvert par un contrat de redynamisation de site de défense (CRSD) sont éligibles au dispositif Pinel. La loi de finances pour 2019 étend ce dispositif aux communes qui ne sont plus sous CRSD, mais qui l'ont été à un moment quelconque au cours des 8 années précédant l'investissement.

 

Dispositif Denormandie - Rénovation en centre-ville

D’autre part, la réduction d’impôt est aménagée afin d’inciter les investissements dans les centres-villes. Un nouveau volet, soumis au respect des conditions classiques du dispositif, sans considération du zonage A à C, est ainsi mis en place pour les logements situés dans le centre des communes dont le besoin de réhabilitation de l’habitat en centre-ville est particulièrement marqué ou dans des communes signataires d’une convention d’opération de revitalisation rurale de territoire.

Seront éligibles au dispositif, les acquisitions, réalisées entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2021 :

-        de logements faisant ou ayant fait l’objet de travaux de rénovation ;

-     de locaux affectés à un usage autre que l’habitation faisant ou ayant fait l’objet de travaux de transformation en logement.

Dans les 2 cas, les travaux devront être réalisés par une entreprise et leur coût devra représenter au moins 25 % du coût total de l’investissement.

 

Censi-Bouvard - Prorogation

Le dispositif Censi-Bouvard, arrivant à échéance le 31 décembre 2018 est prorogé pour 3 ans. Ainsi, la réduction continuera à être accordée au titre de l'acquisition, du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2021, de logements situés dans des résidences avec services pour personnes âgées, handicapées ou pour étudiants, destinés à une location meublée exercée à titre non professionnel.

 

Réduction d'impôt pour souscription au capital de PME (Madelin)

Dans le cadre de la réduction d’IR pour souscription au capital de PME, la loi de finances pour 2018 avait prévu d’augmenter exceptionnellement le taux de la réduction de 18 % à 25 % pour les souscriptions réalisées jusqu’au 31 décembre 2018. Cette augmentation était cependant subordonnée à l’accord de la Commission européenne. Ce dernier n’étant pas encore intervenu, la loi prévoit le report de cette augmentation exceptionnelle de taux jusqu’au 31 décembre 2019 afin que celle-ci puisse, lorsque la Commission se sera prononcée, effectivement s’appliquer.

 

Fiscalité des entreprises

La loi de finances pour 2019 prévoit quelques mesures à destination des entreprises dont :

-        s'agissant de la détermination des bénéfices :

  • déplafonnement de la déductibilité du salaire versé au conjoint collaborateur,
  • mise en place de nouveaux dispositifs de sur-amortissements fiscaux,
  • renforcement (bassins urbains à dynamiser -BUD-) ou création de dispositifs d'exonérations zonés (zones franches d'activité nouvelle génération -ZFANG pour les entreprises implantées dans les DOM- et zones de développement prioritaire -ZDP-).

-       assouplissement des modalités d'option pour l'IS, dont le caractère irrévocable, dissuadait nombre d'entrepreneurs de franchir le pas : l'option devient révocable pendant 5 exercices dès 2019 (même pour les options formulées antérieurement) ;

-        faciliter la transmission des entreprises :

  • simplification et renforcement du dispositif des pactes Dutreil,
  • extension du dispositif du crédit-vendeur permettant de payer de façon échelonnée l'imposition sur la plus-value de cession lorsque l'entrepreneur accorde à l'acquéreur de son entreprise des facilités de paiement.

Le taux normal de l'IS poursuit sa baisse jusqu'à atteindre l'objectif fixé de 25 % à partir de 2022.

 

Famille et transmission d'entreprise

La loi de finances pour 2019 prévoit un certain nombre de mesures visant à simplifier et à renforcer le dispositif Dutreil :

-        un associé peut désormais souscrire seul un pacte,

-        le pourcentage minimum de titres exigé pour pouvoir souscrire un engagement collectif est baissé,

-        les conditions pour que l'engagement collectif puisse être réputé acquis sont assouplies (concubins et holdings),

-      de nouveaux tempéraments sont apportés à l'obligation de principe de conserver les titres faisant l'objet d'un pacte (cession à un associé, échange de titres dans le cadre d'une OPE, apport à une holding)

-        les obligations déclaratives sont allégées.

Cette même loi  porte par ailleurs à 300 000 € le seuil au-delà duquel le taux d'exonération partielle prévu en faveur des biens ruraux loués à long terme et des parts de groupements fonciers (GAF et GFA) passe de 75 % à 50 %.

 

Crédit

La loi de finances pour 2019 a prévu plusieurs mesures relatives aux modalités d'application de l'éco-PTZ (prorogation jusqu'au 31 décembre 2021, suppression de la condition de bouquet de travaux, extension du dispositif à tous les logements achevés depuis plus de 2 ans...).

Concernant le PTZ, le texte a ouvert temporairement le bénéfice de ce prêt aux logements acquis via un contrat de location-accession.

 

Environnement et produits bancaires

Le projet de loi relatif à la croissance et à la transformation des entreprises (PACTE) prévoit plusieurs mesures intéressant les PEA (principalement des assouplissements relatifs à la clôture du plan en fonction du délai de détention) et PEA-PME (augmentation du plafond de versement, ouverture de l'enveloppe aux titres émis dans le cadre du financement participatif, nouvelle définition des ETI comme sociétés émettrices). Le texte prévoit également la création prochaine d'un PEA jeune.

Par ailleurs, la loi de finances pour 2019 soumet, en cas de retrait ou de rachat anticipé sur un PEA à compter de 2019, les plus-values réalisées avant le 5ème anniversaire au prélèvement forfaitaire unique au taux de 12,8 % (ou sur option au barème de l'IR).

 

Impôt sur la fortune immobilière

La loi de finances pour 2019 ne contient, à part une mesure relative à la déduction des emprunts "in fine", aucune disposition de fond relative à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI). La déclaration IFI 2019 devra, sous cette réserve, être établie sur les mêmes bases que la déclaration IFI 2018.

La plus-value imposable s'obtient en appliquant à la plus-value brute des abattements par année de détention du bien cédé.

Abattements pour durée de détention

Durée de détention

Abattement annuel

Abattement cumulé

Détermination du montant imposable à l’impôt sur le revenu :

De 6 à 21 ans

6%

96%

Au terme de 22 ans

4%

100%

Détermination du montant imposable aux prélèvements sociaux :

De 6 à 21 ans

1.65%

26.40%

De 21 à 22 ans

1.60%

28%

De 23 à 30 ans

9%

100%

 

 

 Taxe spécifique pour les plus-values supérieures à 50 000 euros

 

Montant de la plus-value imposable (PV)

Taux d'imposition

De 50.001 à 60.000 euros

2 % PV - (60.000 - PV) x 1/20

De 60.001 à 100.000 euros

2,00%

De 100.001 à 110.000 euros

3 % PV - (110.000 - PV) x 1/10

De 110.001 à 150.000 euros

3,00%

De 150.001 à 160.000 euros

4 % PV - (160.000 - PV) x 15/100

De 160.001 à 200.000 euros

4,00%

De 200.001 à 210.000 euros

5 % PV - (210.000 - PV) x 20/100

De 210.001 à 250.000 euros

5,00%

De 250.001 à 260.000 euros

6 % PV - (260.000 - PV) x 25/100

Supérieur à 260.000 euros

6,00%

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